Les dessous de la coopération – Design thinking

Accueil / Agilité / Coopération / Les dessous de la coopération – Design thinking

Tous les 15 jours, Meltis vous plonge dans l’univers top secret de la contribution collective. Découvrez aujourd’hui un atelier largement coupable d’avoir fait ses preuves pour améliorer la coopération d’équipe : le Design thinking.

Les présomptions de départ

David est DRH dans une grande société. Son entreprise est en plein remaniement et son responsable lui demande d’améliorer les processus humains de l’entreprise au vu du grand changement qui s’annonce. Au milieu des différents processus existants, il souhaite en savoir plus sur le Design thinking et se pose plusieurs questions :

  • Comment savoir si le Design thinking est adapté à son entreprise ?
  • Comment obtenir des solutions viables grâce à ce workshop ?
  • Quelles sont les conditions nécessaires à son bon déroulement ?

L’inspecteur Coop’ a mené son enquête et voici son rapport :

Le résultat de l’investigation :

Qu’est-ce que le Design Tinking ?

Le Design thinking est un processus de créativité démocratisé par l’université de Stanford dans les années 80. Basé sur les besoins des utilisateurs, le Design thinking consiste à changer de paradigme pour faire travailler différemment vos équipes et les mener à construire des solutions disruptives.
Cette méthode permet donc d’aboutir à la création de solutions innovantes qui répondent à trois principes précis. La solution devra ainsi être :

  • Désirable : par le marché, les usagers ou les collaborateurs de l’entreprise
  • Faisable : la solution devra pouvoir être mise en place sur le plan technique ou organisationnel
  • Viable : économiquement dans le cadre d’une nouvelle offre/produit ou efficace / performante dans le cas d’une offre de service ou d’une innovation au sein de l’organisation.

Souvent utilisé pour aller chercher une innovation technique, le Design thinking, peut s’adapter à d’autres problématiques plus organisationnelles : favoriser la coopération, accompagner le changement et la transition, réorganiser favorablement des process tout en remotivant des équipes…

Quels sont les enjeux du Design thinking ?

Le Design thinking est une méthodologie qui se base sur le processus de développement des start-ups et permet de :

  • sortir des sentiers battus grâce à un atelier innovant.
  • confronter les idées de chacun et faire évoluer les meilleures jusqu’au stade opérationnel.
  • créer ensemble et fédérer un réel esprit de créativité et d’ouverture au sein de l’équipe.
  • penser « out of the box » pour proposer des idées qui sortent du cadre habituel.

Quelles sont les modalités du Design thinking :

  • Les sessions de Design thinking se déroulent généralement sur un ou plusieurs jours pour permettre plusieurs itérations entre le client et les utilisateurs
  • L’équipe sera constituée de 6 à 15 participants

Les protagonistes présumés :

Véritable « team builder » le Design thinking est une méthodologie qui peut être appliquée dans n’importe quelle structure (publique ou privée, PME ou groupe du CAC 40 …) à la recherche de résultats concrets et probants.

Le plus intéressant, lors d’un Design thinking, est de mélanger les populations de l’entreprise afin de pouvoir recueillir divers ressentis et angles de vue et ainsi proposer une solution qui correspondra au mieux aux besoins définis. Pensez donc à mélanger manager et opérationnels pour des solutions pertinentes et concrètes.

La déclaration des témoins :

« Le Design thinking est un processus qui a permis de mettre en mouvement tous les participants en les plongeant directement dans l’action. Les animateurs ont pris soin de veiller à des confrontations et des échanges bienveillants pour favoriser l’esprit d’équipe, le sentiment d’appartenance et l’engagement au travers d’une réelle réflexion collective. » Pascale S.

Déroulé et chronologie des faits :

Comment se déroule une session de Design thinking ?

Phase 1 : comprendre le besoin
La première phase du Design thinking est celle de la présentation du challenge et de la découverte du client. Lors de cette phase, il sera important pour les participants de se mettre à tour de rôle dans la peau du client. On appelle cette étape « la mise en empathie ». Elle permettra aux participants d’appréhender toutes les facettes du projet en adoptant les différentes postures des parties prenantes.

Phase 2 : définir le problème à résoudre
Une fois que les participants auront compris le besoin du client, il sera nécessaire de réfléchir à ses problèmes et d’en déterminer sa source. Il faudra alors clarifier les informations acquises lors de la phase précédente pour aligner la vision de tous les participants quant à la problématique à résoudre.

Phase 3 : créer des solutions innovantes
Les participants laissent maintenant libre cours à leur imagination et leur créativité… Le but de cette étape n’est pas de créer LA meilleure idée mais de générer un maximun de solutions qui pourraient répondre au besoin du client. À cette étape, nous sommes dans une phase de divergence des idées.

Phase 4 : prototyper son idée
Une fois que plusieurs idées ont émergé, le groupe en sélectionne quelques-unes à l’aide d’un système de vote afin de passer à la phase de prototypage. Les participants vont donc créer une maquette afin de les présenter aux clients et aux utilisateurs. Le but, à cette étape, est de créer des prototypes rapidement pour les faire tester et les améliorer par la suite.

Phase 5 : tester les solutions auprès des utilisateurs
La dernière étape, et non des moindres, consiste à tester la maquette et à recueillir les avis, ressentis ou impressions auprès utilisateurs sur le produit/service conçu afin de recevoir les feedbacks auprès des utilisateurs. Ces feedbacks itératifs entre les utilisateurs et l’équipe permettront d’améliorer le prototype et affiner la solution au plus près du besoin des consommateurs.

Ces itérations constituent la pierre centrale du Design thinking pour une produit, service ou processus au plus près des attentes des utilisateurs. À tout moment du processus, les participants peuvent revenir à l’étape précédente pour ajuster, affiner, améliorer ou même changer de cap … Et voici le grand intérêt de ce processus créatif itératif !

Il est important également de noter que chaque étape peut être réalisée avec des processus et des outils différents. Pour chaque étape, il existe donc plusieurs outils qui différeront en fonction de la taille du groupe, du temps disponible ou de la problématique par exemple. C’est donc à vous de décider ceux qui vous conviendront le mieux.

Comment mettre en place une telle méthodologie ?

David, voici deux conseils à appliquer pour mener à bien votre Design thinking :

  • Réaliser l’atelier de Design thinking dans un endroit où les ressources matérielles sont facilement accessibles (exemple Fab Lab) pour obtenir un prototype le plus concret possible.
  • Faire animer la session par un animateur, coach ou facilitateur qui connaît ce workshop et qui pourra accompagner les participants dans leur processus créatif, que ce soit en termes d’outils à utiliser ou de posture à adopter.

Les conclusions de l’inspecteur Coop’ :

Le Design thinking semble intéressant et permet de :

  • décrypter le besoin du client précisément en observant et s’immergeant dans la problématique
  • favoriser la créativité et l’intelligence collective grâce au mélange des compétences dans les équipes.
  • proposer des solutions « consumer-centric » au plus près des besoins du client grâce aux itérations régulières entre les deux acteurs.

Vous connaissez maintenant les secrets les mieux gardés du Design thinking ! N’hésitez pas à contacter l’inspecteur Coop’ ainsi que toute l’équipe Meltis pour toute autre information… ils mèneront l’enquête pour vous !

Vous souhaitez en savoir plus et organiser votre Design thinking :

>> Inscrivez-vous à la newsletter Meltis pour recevoir les prochains numéros des dessous de la coopération <<

Ces articles peuvent vous intéresser
Le manager non expert = collaborateur frustré ?