Fonction publique territoriale et bien être au travail

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Alors que la semaine de la QVT a eu lieu mi octobre partout en France, la Gazettes des Communes a rendu public début novembre son 6ème baromètre sur le bien être au travail* dans la fonction publique territoriale. Malgré un attachement palpable à leur mission de service public, les agents de la « territoriale » semblent voir leur bien être au travail s’abaisser. Ils sont en effet 60%  à affirmer que leur niveau de bien être au travail s’est dégradé depuis 1 an (61% en 2016 et 57% en 2015). 29% déclarent qu’il n’a pas changé et seulement 11% estiment que leur niveau de bien être a augmenté. Zoom sur le détail des composantes de ce bien-être au travail.

Concernant leur épanouissement professionnel, les agents de la FTP placent en têtes les facteurs suivants : leur rémunération, la reconnaissance dont ils font l’objet de la part de leur hiérarchie mais aussi de leurs collègues, leur équilibre vie professionnelle / vie personnelle mais aussi les relations avec les membres de l’équipe et la satisfaction à exercer une mission de service public.

Ces facteurs qui influenceraient l’épanouissement professionnel sont contrebalancés par les chiffres de ce qui amène une satisfaction réelle aux agents. Ils sont en effet 78% à déclarer être satisfaits par leur mission de service public et 72% par leur relations avec l’équipe. Ils sont en revanche insatisfaits par leur rémunération (73%), la reconnaissance (65%) et leur épanouissement dans le travail (61%). En résumé, les éléments désignés comme les plus importants dans l’épanouissement professionnel sont également ceux désignés comme les moins satisfaisants :  une vraie problématique pour la fonction territoriale qui peut tout de même compter sur un engagement indéniablement de ses agents

Ils sont en effet :

  • 78% à penser rendre un service de qualité aux usagers
  • 63% à veiller à la bonne gestion de l’argent public
  • 59% à exercer la solidarité au quotidien
  • 50% à mettre en oeuvre le projet politique porté par les élus

Dernier élément d’alerte, les agents semblent ne pas se sentir soutenus au quotidien par le management et leur hiérarchie. Ils déclarent ainsi à 69% que dans leurs tâches quotidiennes, la clarté du projet politique n’est pas aidant, de même que la fluidité des modes de décision (69%) et sont 66% à désignés comme non efficaces les pratiques managériales.

En revanche, le soutien des  collègues est perçu comme une aide précieuse (72%) et la hiérarchie en tant qu’élément de confiance « remporte » 59% des suffrages. Un chiffre qui vient d’ailleurs mettre en perspective le regard des agents sur les pratiques managériales. Alors qu’ils ont confiance en leur manager, les agents n’ont pas confiance en leurs pratiques… Un paradoxe qui met en lumière  un besoin de clarification du projet et du sens au cœur de l’action de la FTP mais qui met également en avant la difficulté d’une posture managériale de proximité au sein d’organisations en mutations permanentes.

Pour toute précision sur ses sujets et les problématiques managériales au sein sur service public, n’hésitez pas à contacter le Pôle Public de Meltis au 01.80.04.16.93.

*Etude quantitative en ligne réalisée du 31 août au 13 septembre 2017 auprès de 5 902 agents de la fonction publique territoriale par la Gazette des Communes

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