Langage corporel : 3 astuces pour une prise de parole réussie

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Lors d’un échange en face à face, votre discours compte pour à peine 10%. La façon dont vous le prononcez (communication para-verbale) et votre posture (communication non-verbale) en disent bien plus sur votre état émotionnel et vos intentions. Inconsciemment, gestuelle et micro-expressions peuvent même vous trahir. Comment mettre votre langage corporel en phase avec vos mots ? Voici 3 conseils pour une prise de parole réussie et authentique.

Le corps parle plus que les mots :

Quand vous vous exprimez face à quelqu’un ou devant un auditoire, 93% de votre message se transmet via votre langage corporel. C’est la fameuse règle du 7%-38%-35%, mise en lumière en 1967 par le chercheur américain Albert Mehrabian. D’après cette étude, votre interlocuteur perçoit et interprète vos propos selon ce ratio :

• Ce que vous dites : 7%
• La voix, le ton (para-verbal) : 38%
• La posture, les gestes (non verbal) : 55%

Communication non verbale / para-verbale : quelle différence ?

On distingue 2 catégories de langage corporel :

La communication non verbale

• Regard
Le contact visuel est primordial en communication interpersonnelle (le fameux « Miroir de l’âme »)

• Macro-mouvements
Confiance, domination, méfiance, soumission : notre posture reflète notre attitude primaire.

• Micro-mouvements
Crispations du visage, tics nerveux, gestes parasites (jouer avec un bijou), auto-contact (se gratter le nez),

• Proxémique (distance par rapport à votre interlocuteur)
Intime (moins de 50 cm), personnelle (50 cm à 1,20 m), sociale (1,20m à 3 m), publique (3m et plus)

La communication para-verbale

• Voix
Votre timbre est unique. C’est une empreinte difficile à changer qu’il faut apprivoiser.

• Diction
Familière, académique, solennelle, emphatique. La prononciation est aussi signe d’appartenance sociale ou ethnique.

• Prosodie
Intonation, pauses et silences : c’est un marqueur d’éloquence.

Regard fuyant, gestuelle fermée, phrasé traînant : votre attitude peut dire l’inverse de votre discours. Ces 3 conseils devraient rendre votre prise de parole plus fluide :

Conseil n°1 : prenez conscience de votre posture

Est-elle plutôt fermée (égocentrée) ou ouverte (allocentrée) ? Bras et jambes croisés, mains cachées dans les poches, yeux rivés sur les pieds : voilà autant de signaux d’insécurité pouvant faire décrocher votre interlocuteur. Sans parler de prestance ou de charisme, se tenir simplement droit, les 2 épaules face à votre public, suffit à inspirer confiance et rendre votre message plus impactant.

Conseil n°2 : regardez votre auditoire

Notre culture nous incite à regarder l’autre dans les yeux. C’est un signe d’intérêt et de fiabilité. Notez bien : lever les yeux au ciel ou regarder ailleurs en parlant ne traduit pas forcément l’exaspération. Cela peut aussi signifier que vous prenez le temps de réfléchir, pour retrouver un mot qui vous échappe par exemple. On parle alors de regard défocalisé. En public, levez le menton et maintenez un regard panoramique pour capter l’attention de l’assemblée.

Conseil n°3 : posez votre voix

Une respiration confortable est la clé pour adopter le ton juste. Ne cherchez surtout pas à moduler artificiellement votre voix. L’intonation se décrypte en effet de multiples manières :
• aiguë et contractée, elle évoque la colère, l’excitation, la superficialité
• grave et relâchée, elle montre la tristesse, le mépris ou au contraire la détermination

Gare à la voix monocorde ! Rythmez votre discours en accentuant les passages importants. Les pauses sont aussi riches de sens. Elles peuvent marquer une hostilité, un moment de réflexion et de retour sur soi ou une demande de relance.

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