L’organisation apprenante : le nouveau Graal ?

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Qu’est-ce qu’une organisation apprenante ? Comment la formation continue(lle) libère-t-elle l’innovation et la créativité en entreprise ? À l’ère de la digitalisation, l’information se partage instantanément, en quantité pharamineuse. Enjeu pour les collaborateurs : capitaliser sur ce flux constant de savoirs. Pour cela, apprentissage informel et acceptation des échecs doivent constituer l’ADN de votre société.

Apprendre à apprendre : LA soft skill indispensable

85% des métiers de 2030 n’existent pas encore (source : Pôle Emploi). Vos futurs collaborateurs doivent donc être capables d’acquérir de nouvelles compétences. Veille, MOOC, certifications, à distance ou en présentiel : tous les moyens sont bons pour apprendre. Bonne nouvelle ! Pour cette génération de salariés abreuvés de tuto sur internet, s’autoformer est devenu plus qu’un réflexe : une seconde nature. Serons-nous tous autodidactes demain ? Certainement. Apprendre à apprendre sera une compétence essentielle pour maintenir une bonne employabilité.

Favoriser les échanges informels

Les organisations dites apprenantes ont toujours existé. L’acquisition de savoirs par imprégnation est un processus naturel dans un groupe d’individus. L’environnement de travail joue une part importante dans ce phénomène d’acculturation professionnelle. Pour que la transmission des connaissances se fasse de façon fluide, l’entreprise doit miser sur 2 aspects :

  • Flexibilité des espaces de travail
    Fini les bureaux fermés sanctuarisés et les silos hiérarchiques. Favoriser le nomadisme incite les collaborateurs à se parler directement et s’affranchir des silos hiérarchiques (pour en savoir plus). Autre option : proposer le télétravail en espace de coworking, des lieux propices à l’apprentissage informel entre professionnels d’horizons variés mais souvent complémentaires.
  • Ouverture bienveillante
    Événements entre confrères (qui ne sont alors plus des concurrents), rencontres avec les clients pour recueillir leurs impressions et améliorer un produit ou service en continu, déjeuners avec les fournisseurs… Voilà autant d’opportunités de créer un écosystème vertueux où le savoir circule librement.

Essai/Erreur : la plus vieille façon d’assimiler

L’organisation apprenante se distingue par sa tolérance aux échecs. Elle applique ainsi à la lettre la célèbre citation de Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, j’apprends ». Capitalisation et résilience sont ici les maîtres-mots. Pour maximiser le retour d’expérience et répéter les réussites, il faut donc faire une pause pour débriefer. Prendre le temps de dresser ensemble (sans jugement) le bilan de ce qui a pêché. Bien sûr, il faut aussi souligner ce qui s’est bien passé. Célébrer les victoires collectives est évidemment un moyen de fédérer une équipe. Plus qu’une récompense, ces souvenirs agréables contribuent à créer une histoire commune.

Prendre du recul sur ses pratiques

Plus qu’une méthode, l’organisation apprenante relève plutôt d’un état d’esprit individuel et collectif. Chaque entreprise est unique. Elle évolue dans un contexte, s’inscrit dans une histoire, des perspectives qui lui sont propres. Pour rester compétitive et innovante, la smart entreprise doit faire preuve d’agilité. En mue perpétuelle, elle se caractérise par sa capacité à faire un pas de côté pour s’observer elle-même. Différents outils peuvent l’accompagner dans cette voie : mentorat, groupes de travail, codéveloppement et coaching par exemple.

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